Projet de loi de finances pour 2000, TOME IX - JEUNESSE ET SPORTS
BORDAS (James)
AVIS 90-TOME IX (1999-2000) - commission des affaires culturelles
Tableau comparatif au format Acrobat ( 110 Ko )Table des matières
-
I. LES MOYENS AFFECTÉS À LA POLITIQUE DE LA
JEUNESSE ET DES SPORTS : UNE PROGRESSION MODÉRÉE EN TERMES
FINANCIERS ET HUMAINS
- A. DES MOYENS FINANCIERS EN PROGRESSION GLOBALE DE 3 %
- B. L'AUGMENTATION DES MOYENS EN PERSONNEL EST AFFECTÉE À LA LUTTE CONTRE LE DOPAGE ET AU RENFORCEMENT DU FONDS DE COOPÉRATION DE LA JEUNESSE ET DE L'ÉDUCATION POPULAIRE (FONJEP)
- C. LES ACTIONS EN FAVEUR DU SPORT SONT MARQUÉES PAR UN NET EFFORT POUR CONTRÔLER ET RÉFREINER LE DOPAGE
- D. LES ACTIONS EN FAVEUR DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE ABOUTISSENT À DES RÉSULTATS INÉGAUX
- EXAMEN EN COMMISSION
- CONCLUSION
-
ANNEXE :
AUDITION DE MME MARIE-GEORGE BUFFET,
MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
N° 90
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 1999-2000
Annexe au procès-verbal de la séance du 25 novembre 1999.
AVIS
PRÉSENTÉ
au nom de la commission des Affaires culturelles (1) sur le projet de loi de finances pour 2000 , ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
TOME IX
JEUNESSE ET SPORTS
Par M. James BORDAS,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de : MM. Adrien Gouteyron, président ; Jean Bernadaux, James Bordas, Jean-Louis Carrère, Jean-Paul Hugot, Pierre Laffitte, Ivan Renar, vice-présidents ; Alain Dufaut, Ambroise Dupont, André Maman, Mme Danièle Pourtaud, secrétaires ; MM. François Abadie, Jean Arthuis, Jean Bernard, André Bohl, Louis de Broissia, Jean-Claude Carle, Michel Charzat, Gérard Collomb, Xavier Darcos, Fernand Demilly, André Diligent, Jacques Donnay, Michel Dreyfus-Schmidt, Jean-Léonce Dupont, Daniel Eckenspieller, Jean-Pierre Fourcade, Bernard Fournier, Jean-Noël Guérini, Marcel Henry, Roger Hesling, Pierre Jeambrun, Serge Lagauche, Robert Laufoaulu, Jacques Legendre, Serge Lepeltier, Louis Le Pensec, Mme Hélène Luc, MM. Pierre Martin , Jean-Luc Miraux, Philippe Nachbar, Jean-François Picheral, Guy Poirieux, Jack Ralite, Victor Reux, Philippe Richert, Michel Rufin, Claude Saunier, René-Pierre Signé, Jacques Valade, Albert Vecten, Marcel Vidal.
Voir
les numéros
:
Assemblée nationale
(
11
ème législ.) :
1805
,
1861
à
1866
et T.A.
370
.
Sénat
:
88
et
89
(annexe n°
32
)
(1999-2000).
Lois de finances
.
Introduction
Mesdames, Messieurs,
L'année 1999 a été marquée par des soupçons
croissants pesant sur les conditions dans lesquelles s'exerce la pratique de
certains sports de haut niveau ; il a fallu constater, malheureusement,
que ces soupçons avaient des motifs de s'étendre à de
vastes pans des pratiques sportives professionnelles.
Pesant sur un nombre croissant de sportifs relevant de disciplines de plus en
plus diverses, ils constituent une grave menace pour l'image de la pratique
sportive, comme pour la santé de ceux qui s'y adonnent.
L'action exemplaire menée en ce domaine par la France doit être
saluée, et votre rapporteur y consacre de larges développements.
Mais chacun est conscient que
cette action pour être réellement
efficace, doit être relayée par nos partenaires
européens
. Or, rien de bien concret n'est sorti de la
dernière conférence d'Helsinski.
La récente performance de l'équipe de France de
rugby
parvenue en finale de la coupe du monde va immanquablement susciter, et c'est
heureux, de nombreuses vocations chez les enfants.
Comment les petits clubs
pourront-ils répondre à cette demande
, alors que chacun
s'accorde sur le rôle irremplaçable du sport pour
l'équilibre des écoliers, et particulièrement pour
l'intégration de ceux qui rencontrent des difficultés ? Pour
l'instant, peu de réponses concrètes ont été
apportées à cette interrogation.
Une autre des préoccupations de votre rapporteur tient à la
raréfaction progressive des
animateurs
bénévoles
; le ministère avait, l'an
passé, amorcé une réflexion sur ce point, mais nous
tardons à en percevoir les résultats.
Les réflexions qui viennent d'être développées
valent, d'ailleurs, aussi bien pour le secteur de la jeunesse que pour celui du
sport.
Enfin, votre rapporteur reste perplexe sur les conditions d'adoption au sein de
la première partie du projet de loi de finances pour 2000, du principe
d'un
prélèvement de 5 % sur les droits de retransmission
télévisée des événements sportifs
. La
précipitation de cette initiative n'a pas permis au débat
légitime de s'instaurer entre les différentes parties,
contributrices ou bénéficiaires de cette mesure, qui aurait mieux
eu sa place dans le futur projet de loi sur le sport annoncé pour le
premier trimestre de l'année prochaine.
I. LES MOYENS AFFECTÉS À LA POLITIQUE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS : UNE PROGRESSION MODÉRÉE EN TERMES FINANCIERS ET HUMAINS
A. DES MOYENS FINANCIERS EN PROGRESSION GLOBALE DE 3 %
Les
crédits budgétaires de la jeunesse et des sports dans le projet
de loi de finances pour 2000 s'élèvent à
3.154 milliards de francs
, en progression de 3,5 % par rapport
à 1999.
Outre ces moyens inscrits au budget de l'Etat, le ministère dispose
également des crédits affectés à deux comptes
d'affectation spéciale :
le Fonds national de
développement du sport (FNDS)
et
le Fonds national de
développement de la vie associative (FNDVA).
Les ressources du FNDS pour 2000 sont estimées à
1,014 milliard de francs, soit la reconduction des ressources de 1999.
(auxquels le prochain collectif budgétaire ajoutera les 300 millions de
francs de bénéfices tirés de l'organisation de la coupe du
monde de football), et un
quasi-doublement des crédits du FNDVA
(qui passe de 24 à 40 millions de francs).
Au total, les moyens dont disposera le ministère de la jeunesse et
des sports (crédits budgétaires + comptes d'affectation
spéciale) s'élèveront donc à 4,208 milliards
de francs
contre 4,085 milliards de francs en 1999, soit une
progression globale de 3 %.
Cette évolution, pour être correctement appréciée,
doit être mise en perspective. Le tableau suivant récapitule la
progression comparée du PIB et du budget du ministère de la
jeunesse et des sports (MJS) depuis 1995 :
La particularité des ressources du ministère de la jeunesse et
des sports tient aux importantes contributions financières provenant de
ressources extra-budgétaires. Ces ressources, qui doivent être
analysées pour apprécier ses capacités de financement du
ministère figurent, d'une part, dans le projet de loi de finances pour
2000, d'autre part, dans deux comptes d'affectation spéciale.
1. Les crédits budgétaires
Le
tableau suivant retrace cette évolution par titre budgétaire, de
1999 à 2000 :
* 40,60 millions de francs résultant de deux mouvements dont le solde
est positif : 77,60 millions de francs en provenance des charges communes
pour le financement des cotisations maladie des personnels titulaires
précédemment imputés sur le budget des charges communes,
et 37 millions de francs transférés au ministère de
l'emploi et de la solidarité ;
* 110,32 millions de francs de reports de crédits dont 29,80 millions de
francs portent sur les dépenses ordinaires et 80,53 millions de francs
sur les dépenses en capital.
* Le ministère de l'emploi et de la solidarité a contribué
au financement des actions de lutte contre la toxicomanie à hauteur de
16,9 millions de francs.
* Les fonds de concours se sont élevés à 4,15 millions de
francs.
S'agissant du taux de consommation pour le premier semestre 1999, il est au
total de 35,83 %, et se décompose comme suit :
- 45,44 % pour les dépenses de personnel,
- 40,96 % pour les dépenses de fonctionnement,
- 23,66 % pour les dépenses d'intervention,
- 11,32 % en CP pour les dépenses en capital.
L'évolution des crédits pour 2000 est donc inégalement
répartie entre dépenses ordinaires (+ 4,5 %) et
crédits de paiement des dépenses en capital (-21,2 %).
a) Les dépenses ordinaires
Elles se
montent au total à 3,061 milliards de francs, et représentent
97,1 % des crédits pour 2000.
Les dépenses du titre III
augmentent de 0,64 % (1 911,5
millions de francs en 2000 contre 1 899,3 millions de francs en 1999).
Cette évolution s'explique :
- par une majoration de 1,78 % des dépenses de personnel
(1 604,3 millions de francs en 2000 contre 1 576 millions de francs,
soit une augmentation de 28,3 millions de francs) ;
- par une diminution des dépenses de fonctionnement de 4,98 %
(307,2 millions de francs en 2000 contre 323,3 millions de francs en loi de
finances 1999, soit une diminution de 16,1 millions de francs).
Les mesures nouvelles de personnel
inscrites au projet de loi de
finances pour 2000 permettront de financer :
* la création de 24 contrats de médecins inspecteurs pour la mise
en oeuvre de la politique relative à la lutte contre le dopage et la
protection de la santé des sportifs (9,77 millions de francs) ;
* la possibilité d'un accès à la hors échelle B des
directeurs régionaux et des inspecteurs principaux.
b) Les dépenses en capital
La
progression du titre IV
est de 11,7 % (1 149,9 millions de francs
en 2000 contre 1 028,4 millions de francs en loi de finances 1999, soit
une augmentation de 120,5 millions de francs). Les mesures nouvelles inscrites
sur ce titre pour 2000 traduisent essentiellement :
- un renforcement de la politique du ministère engagée en faveur
des jeunes par la participation du ministère au festival de la
citoyenneté (2 millions de francs) et le soutien à la
création de conseils locaux de jeunes (2 millions de francs) et de
très petites associations (2 millions de francs), ainsi que la poursuite
d'actions antérieures (coupon-sport,
" défi-jeunes "...) ;
- la participation de la France aux grandes manifestations sportives
internationales, dont les jeux olympiques de Sydney (30 millions de
francs) ;
- l'intervention du ministère en faveur de la protection des sportifs et
la lutte contre le dopage ;
- l'application de la convention d'exploitation du Stade de France
(60 millions de francs) ;
- le soutien à la vie associative ;
- le développement des échanges internationaux, avec une mesure
nouvelle de 6 millions de francs à destination de l'OFAJ ;
- le renforcement de la politique de contractualisation entre l'Etat et les
collectivités locales par le développement des contrats
éducatifs locaux (CEL) notamment dans les 26 départements retenus
lors du conseil de sécurité intérieure (30 millions de
francs).
Le titre V
contient 40 millions de francs en autorisations de programme
et 27,5 millions de francs en crédits de paiement pour des travaux de
sécurité dans les établissements publics.
Enfin,
le titre VI
a été doté de 60 millions de
francs en autorisations de programme et de 48 millions de francs en
crédits de paiement, consacrés pour l'essentiel à la
rénovation du patrimoine sportif des collectivités
territoriales.
c) La répartition des dépenses par agrégat
Le
ministère avait, l'an passé, annoncé son intention de
modifier sa nomenclature pour y ajouter un nouvel agrégat n° 4
consacré aux dépenses de formation, et pour modifier la
définition des agrégats n° 2 " jeunesse et vie
associative ", et n° 3 " sports ", car bien des
actions bénéficient simultanément à ces deux
domaines. Cette réforme de la présentation budgétaire,
assez complexe à mener, n'a pas été réalisée
pour le projet de loi de finances 2000, et ce sont donc les agrégats
traditionnels qui ont été repris. Les deux tableaux suivants en
retracent l'évolution en termes de DO et de CP.
Source : Ministère de la jeunesse et des sports
2. Les ressources extrabudgétaires : FNDS et FNDVA
a) Le Fonds national pour le développement du sport (FNDS)
Depuis
sa création, en 1979, le FNDS fait l'objet de multiples convoitises,
notamment de la part du ministère des finances.
* L'évolution du FNDS depuis sa création
Le FNDS a été créé par la loi de finances pour 1979
pour renforcer les moyens alloués, par le budget de l'Etat, au sport de
haut niveau et au sport de masse.
Compte d'affectation spéciale, il
déroge au principe budgétaire de la non affectation des recettes,
en affectant certaines recettes à certaines dépenses
. En
outre, il ne peut engager de dépenses au-delà des recettes
effectivement comptabilisées.
Le FNDS est géré par le ministère de la jeunesse et des
sports après concertation avec le mouvement sportif dans le cadre du
conseil du FNDS
(créé en 1979 et siégeant en deux
sections, l'une pour le sport de haut niveau, l'autre pour le sport de masse)
et des commissions régionales du FNDS instituées en 1987. Les
parlementaires rapporteurs du budget de la jeunesse et des sports sont
associés aux travaux du conseil. Ce conseil se réunit en
début d'exercice budgétaire après la publication de la loi
de finances. Le conseil a siégé deux fois en 1998 (27 janvier et
7 juillet 1998) et en 1999 (1
er
février et 21 juin 1999).
Les recettes du fonds provenaient à l'origine d'une taxe
spéciale venant en complément du prix des billets d'entrée
dans les manifestations sportives métropolitaines et d'un
prélèvement de 2 % sur les sommes misées au loto
national
. Ces recettes étaient destinées respectivement au
sport de haut niveau et au sport de masse.
En 1980, les ressources du fonds ont été
complétées par deux nouvelles recettes : l'excédent
(après déduction des dépenses d'indemnisation des
débits supprimés)
de la taxe sur les débits de boisson
(TSDB) et un prélèvement (de 0,3 %) sur les sommes
engagées au PMU.
Ces deux nouvelles recettes ont été affectées au sport de
masse,
et peuvent désormais financer également des
opérations d'équipements sportifs.
En 1985, le loto sportif fut créé, et 30 % de ses enjeux
furent affectés au FNDS.
La loi de finances pour 1986
réorganisa la structure du fonds en supprimant la division du compte en
deux sections (sport de masse et sport de haut niveau). De plus, les
dépenses d'équipement n'étaient plus
réservées au sport de masse.
Toutefois, la baisse constante du rendement du loto sportif de 1986 à
1993,
créant un écart entre recettes prévisionnelles
et recettes effectives,
entraîna une modification du fonds pour en
stabiliser les ressources. Depuis lors, les ressources du FNDS
proviennent :
- d'un prélèvement uniforme sur tous les jeux gérés
par la Française des Jeux en France métropolitaine
(à
la place des divers prélèvements antérieurs sur le loto
national, le loto sportif et les loteries instantanées instaurés
en 1993) de 2,3 % qui est passé à 2,4 % en 1995,
à 2,6 % en 1997 et à 2,9 % depuis le 1
er
janvier 1998 ;
-
d'un prélèvement de 0,1 % sur les enjeux du PMU,
ramené à
0,09 % en 1996, et à
0,05 %
depuis 1999
;
-
et de l'excédent de la taxe sur les débits de boisson
(TSDB). Le projet de loi de finances pour 2000 prévoit
, dans le
cadre des dispositions de simplification fiscale,
la suppression de cette
taxe.
* L'affectation des dépenses du FNDS
Les dépenses de fonctionnement
correspondent aux subventions pour
l'aide au sport de haut niveau, et aux subventions pour l'aide au sport de
masse.
La part nationale
est consacrée au financement des
conventions d'objectifs passées entre le ministère de la jeunesse
et des sports et les fédérations sportives,
la part
régionale,
au soutien financier des actions menées par les
ligues régionales, les comités départementaux et les clubs.
Les dépenses d'équipement
portent sur les subventions pour
les équipements sportifs versées aux associations sportives, aux
collectivités locales et aux établissements (CREPS, INSEP,
école nationale d'équitation, école nationale de voile,
école nationale de ski et d'alpinisme, école nationale de ski de
fond) du ministère de la jeunesse et des sports.
La répartition des opérations financées par le FNDS en
1998 (derniers chiffres disponibles) est retracée dans le croquis
ci-dessous :
RÉPARTITION PAR ACTION DES OPÉRATIONS FINANCÉES EN 1998 SUR LE FNDS
On
remarque la faible part relative (33 %) affectée aux actions
régionales, sans que l'utilisation de la masse de la part nationale
(51 %) soit toujours décrite avec suffisamment de précision.
Votre rapporteur souhaite qu'un net rééquilibrage
s'opère à l'avenir au profit de cette part régionale.
* Les menaces récurrentes sur la structure budgétaire du FNDS
Le statut de compte d'affectation spéciale, qui permet une gestion
souple -à laquelle le mouvement sportif est associé- des fonds
ainsi collectés, suscite de longue date les réticences du
ministère des finances. Sur ce point, l'orthodoxie budgétaire,
qui vise à réintégrer les comptes d'affectation
spéciale au sein du budget général de l'Etat, se conjugue
opportunément aux tentations que suscite le montant des fonds recueillis
au profit du FNDS et que certains verraient sans réticence
améliorer le solde des comptes de l'Etat.
Une sérieuse menace a pesé en ce sens durant l'année
1999 ;
une forte mobilisation du milieu sportif, relayée par
les élus intéressés à cette question a permis de la
dissiper. Le statu quo prévaut donc dans le projet de loi de finances
pour 2000, mais les menaces subsistent.
b) Le Fonds national pour le développement de la vie associative (FNDVA)
Créé par la loi de finances pour 1985 sous la
forme
d'un compte d'affectation spéciale, le Fonds national pour le
développement de la vie associative (FNDVA), enregistre
en
recettes
, une partie du produit du prélèvement sur les sommes
engagées au pari mutuel, et
en dépenses
, des subventions
aux associations.
La gestion du fonds est interministérielle
: le conseil de
gestion, créé en mai 1985, est présidé par le
représentant du ministre de la jeunesse et des sports ; il est
composé de 11 représentants d'associations désignés
pour trois ans par le Conseil national de la vie associative, et de
10 représentants des ministères compétents. Un membre
de l'Assemblée nationale et un membre du Sénat y siègent
également.
Les dossiers de demande de subvention sont présentés par les
associations,
et étudiés par le conseil de gestion ;
trois quarts des ressources du FNDVA sont consacrés aux actions de
formation des bénévoles associatifs, et un quart finance des
études.
A la suite des propositions des associations concernant l'évolution du
FNDVA, et des demandes du ministère de la jeunesse et des sports, le
Premier ministre a annoncé, lors des assises nationales de la vie
associative, l'augmentation du prélèvement du pourcentage des
enjeux au PMU, passant de 0,07 % à 0,11 %, produisant 40
millions de francs de prévision de recettes (décret du 3 mars
1999).
Comme pour les années 1998 et 1999, les crédits
budgétaires inscrits dans le projet de loi de finances pour 2000 se
montent à 24 millions de francs.
En 1998, et au premier semestre 1999, 724 associations ont
déposé des projets correspondants à 4 144 actions de
formation.
Les décisions ont été prises conformément à
une instruction de janvier 1998 : ainsi 522 associations ont
bénéficié d'une aide pour plus de 2000 actions de
formation.
Au titre des études et des expérimentations, 307 associations ont
présenté 228 projets. Dans la mesure où l'examen des
dossiers présentés au titre de 1997 a été
effectué en même temps que ceux des projets
présentés au titre de 1998, correspondant au total à plus
de 750 projets, la sélection a été plus rigoureuse et
87 projets seulement ont été retenus.
B. L'AUGMENTATION DES MOYENS EN PERSONNEL EST AFFECTÉE À LA LUTTE CONTRE LE DOPAGE ET AU RENFORCEMENT DU FONDS DE COOPÉRATION DE LA JEUNESSE ET DE L'ÉDUCATION POPULAIRE (FONJEP)
L'évolution globale des personnels (emplois budgétaires et non budgétaires) depuis 1995 est décrite dans le tableau suivant :
EVOLUTION ANNUELLE DEPUIS 1995 DES EMPLOIS BUDGETAIRES
ET NON
BUDGETAIRES
|
PLF
|
PLF
|
PLF
|
PLF
|
PLF
|
PLF
|
Rappel des effectifs en année N-1 |
6 880 |
6 879 |
6 847 |
6 697 |
6 731 |
6 731 |
Emplois
non budgétaires :
|
157
|
157
|
157
|
157
|
157
|
162
|
On remarque que la principale mesure nouvelle prévue pour 2000 consiste en la création de 24 postes à temps plein de médecins inspecteurs contractuels , qui permettront la mise en place d'antennes régionales dépendant du laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) ; ce laboratoire bénéficiera également de la création de trois emplois administratifs.
a) L'affectation des emplois budgétaires
Les
personnels placés sous l'autorité du ministre de la jeunesse et
des sports peuvent être regroupés en quatre grandes
catégories : les personnels d'inspection et de direction, les
personnels techniques et pédagogiques, les personnels administratifs, et
les personnels techniques ou spécialisés.
Il s'agit essentiellement de personnels titulaires, soit relevant de corps
spécifiques gérés par le ministère de la jeunesse
et des sports
(personnels d'inspection, professeurs de sport, conseillers
et chargés d'éducation populaire et de jeunesse),
soit de
personnels relevant du ministère
de l'éducation
nationale
(personnels enseignants : professeurs agrégés,
professeurs d'éducation physique et sportive, chargés
d'enseignement d'éducation physique et sportive, personnels
administratifs).
Ces personnels exercent leurs fonctions soit à l'administration
centrale, soit dans les services déconcentrés
(directions
régionales et départementales et directions
départementales de la jeunesse et des sports)
soit dans les
établissements publics nationaux
(Institut national du sport et de
l'éducation physique, Institut national de la jeunesse et de
l'éducation populaire, école nationale de ski et d'alpinisme,
école nationale de voile, école nationale d'équitation,
centres d'éducation populaire et de sport)
soit encore auprès
du mouvement associatif (sportif essentiellement).
Les personnes titulaires
relevant des corps spécifiques
gérés par le ministère de la jeunesse et des sports
appartiennent à la catégorie A, comme les personnels d'inspection
et de direction issus des corps des inspecteurs et inspecteurs principaux de la
jeunesse, des sports et des loisirs ; outre leurs attributions
spécifiques d'inspection et de contrôle, ils occupent des
fonctions d'encadrement à l'administration centrale et dans les services
déconcentrés et
ont particulièrement vocation à
occuper les emplois de direction de ces services et des
établissements.
b) Les moyens mis à la disposition des mouvements sportifs et associatifs
50
nouveaux postes sont créés au profit du FONJEP (132
créations en 1999).
Le ministère gérera donc, au total,
en 2000, 3 265 postes de ce type.
Votre rapporteur rappelle que
le
FONJEP
, association dont l'objet est de permettre la " cogestion et la
coopération de ministères, organismes publics, communes, conseils
généraux, association loi de 1901 et organismes privés
sans but lucratif " (article 1 de ses statuts)
a été
créé en 1964
. Le ministère de la jeunesse et des
sports a été désigné par le Premier ministre pour
en exercer la tutelle principale.
Le rôle du FONJEP est de " faciliter la rétribution des
personnels permanents remplissant des fonctions d'animation et de gestion qui
sont employés par les mouvements de jeunesse, et des associations
d'éducation populaire, des organismes de droit privé à but
non lucratif concourant à l'action sociale " (article 2 de ses
statuts). La formation, l'emploi et le maillage social aussi bien dans la ville
qu'en milieu rural constituent ses priorités majeures.
Au fil des années, le nombre des partenaires ministériels de
cette instance s'est accru
, avec en particulier l'entrée du
ministère des affaires sociales en 1971, pour atteindre aujourd'hui le
nombre de 12 (jeunesse et sports, affaires sociales, agriculture,
environnement, affaires étrangères, coopération, culture,
justice, la délégation à l'économie sociale, la
délégation à la formation professionnelle, la
délégation interministérielle à la ville et le
fonds d'action sociale).
En 1998, 5 850 postes ont été
financés dont 3 083 au titre du ministère de la jeunesse et des
sports
.
Le FONJEP est donc un mécanisme de financement public d'animateurs et
de responsables associatifs,
car l'attribution d'un " poste
FONJEP " correspond à une aide de l'Etat destinée à
la rémunération d'un emploi lié au projet d'une
association nationale ou locale agréée au titre de la jeunesse et
de l'éducation populaire ou des autres ministères ; l'Etat
prend en charge une partie du salaire, le complément étant
assuré par une collectivité territoriale ou par l'association
elle-même ; la participation annuelle de l'Etat représente en
moyenne 25 % du salaire annuel brut, soit en 1998 45 000 F auxquels
il convient d'ajouter des frais de gestion s'élevant en 1999 à
406 F par poste.
Il constitue également un organisme technique
qui assure le
versement régulier des fonds aux associations
intéressées.
C'est aussi un lieu de débat, de réflexion et de proposition sur
le dispositif FONJEP, sur la place qu'il occupe dans la réponse à
la " demande sociale " à travers les projets associatifs.
Certains postes relèvent directement du ministère de la jeunesse
et des sports ; ce sont soit des postes nationaux attribués aux
fédérations ou associations nationales, soit des postes
déconcentrés, qui depuis le 1
er
janvier 1988,
représentent 75 % des postes.
En 1998, 350 postes ont été créés, dont
près de 70 % ont été attribués au niveau
local. Ils visent à renforcer l'action des associations
en
permettant, pour certaines, l'embauche d'un premier salarié, assurant
ainsi une professionnalisation de l'action et une présence constante.
Ils ont également permis de recruter des animateurs chargés
d'encadrer et d'assurer la formation des jeunes accueillis par les associations
dans le cadre du dispositif " nouveaux services-nouveaux emplois ".
En 1999, 132 postes ont été créés
. Ils sont
en cours d'attribution avec une répartition entre associations
nationales et associations locales.
En 2000, la création de 50 postes est prévue,
afin de
poursuivre l'aide aux associations employeurs ; une mesure nouvelle d'un
montant de 2,3 millions de francs est inscrite à cet effet dans le
projet de loi de finances pour 2000.
L'action du ministère pour 2000 : une priorité
marquée en faveur de la lutte contre le dopage, et la poursuite
d'initiatives positives mais trop confuses
Votre rapporteur avait déjà évoqué l'an
passé les réserves que lui inspirait, non l'action du
ministère en elle-même, qui se fonde sur des décisions
opportunes, mais
l'absence de définition de priorités
marquées
, que ce soit dans le domaine de la jeunesse ou dans celui
des sports.
Le projet de budget pour 2000 est marqué par la poursuite
de cette politique sympathique, certes, mais quelque peu
confuse
.
C. LES ACTIONS EN FAVEUR DU SPORT SONT MARQUÉES PAR UN NET EFFORT POUR CONTRÔLER ET RÉFREINER LE DOPAGE
Votre rapporteur a choisi, cette année, d'examiner particulièrement trois domaines d'intervention du ministère de la jeunesse et des sports : la lutte contre le dopage, le soutien au sport de haut niveau et les équipements sportifs de proximité.
1. La protection de la santé des sportifs
Cette
année a été marquée par l'adoption de la loi
n° 99-223 du 23 mars 1999, relative à la protection de la
santé des sportifs et à la lutte contre le dopage
, dont les
dispositions visent à mieux prévenir, diagnostiquer et prendre en
charge les risques liés à des pratiques déviantes, dont le
dopage. Les principales dispositions du texte portent sur :
• l'obligation de produire un certificat médical de non
contre-indication à la pratique des activités physiques et
sportives pour la délivrance de la première licence
sportive ;
• l'obligation de produire un certificat annuel mentionnant l'absence de
contre-indication pour permettre aux sportifs licenciés de participer
à des compétitions ;
• l'obligation, pour les fédérations sportives, d'assurer
la surveillance médicale des sportifs de haut niveau sur la base d'un
règlement médical commun défini par arrêté
conjoint des ministres chargés des sports et de la santé.
La loi institue également un dispositif de veille sanitaire pour les
pratiquants sportifs, veille qui s'appuie sur la création d'antennes
médicales destinées à accueillir les sportifs ayant eu
recours au dopage.
Ces antennes régionales sont chargées de réaliser le
recueil et l'évaluation des constats cliniques et biologiques
liés aux cas de dopage recensés par tout médecin. Elles
transmettent l'ensemble des données recueillies, sous forme anonyme, au
Conseil de prévention et de lutte contre le dopage. Une mesure nouvelle
de 13,3 millions de francs est prévue au budget 2000 pour la mise en
place de ce dispositif (9 millions de francs pour les moyens en
matériels), et le paiement à la vacation (4,3 millions de francs)
du personnel à raison de 2 à 3 demi-journées en moyenne
par semaine (médecin et secrétariat médical).
La création de 24 contrats de médecins inspecteurs à temps
plein est inscrite au projet de loi pour 2000 pour un coût de 9,765
millions de francs.
Conseiller santé du directeur régional et départemental de
la jeunesse et des sports, le médecin inspecteur participe à la
conception, à la mise en oeuvre, à l'exécution et à
l'évaluation de la politique médico-sportive régionale. Il
participe à la mise en place des conditions nécessaires au suivi
médical des sportifs et à la prévention du dopage.
* Le suivi médical et biologique des sportifs de haut niveau
Le constat irréfutable de la généralisation du dopage, et
la difficulté de suivre médicalement la population sportive de
haut niveau, ont rendu indispensable la mise en place d'un suivi médical
et biologique systématique de ces sportifs, basé sur la
réalisation annuelle d'un examen médical approfondi et de quatre
prélèvements sanguins.
Ce suivi médical longitudinal contrôlé a
débuté en novembre 1998, avec la collaboration active de la
fédération française de cyclisme qui s'est dotée la
première d'un outil réglementaire ; 500 sportifs
classés " élites " de cette fédération
ont donc bénéficié de cette opération.
L'objectif pour l'année 2000 est la création d'un dispositif
pérenne, qui permette de suivre 5000 sportifs de haut niveau, d'obtenir
des résultats homogènes et reproductibles, et d'adresser un
compte rendu unique et rapide des analyses au sportif et au médecin
prescripteur. Le ministère de la jeunesse et des sports souhaite que le
suivi soit confié à un laboratoire centralisé, qui
pourrait être le laboratoire national de dépistage du dopage. Une
mesure nouvelle spécifique de 18,2 millions de francs est
consacrée à ce suivi en 2000.
* Les centres médico-sportifs
Les centres médico-sportifs (400 environ répartis sur tout le
territoire), créés à l'initiative des
municipalités, ont joué un rôle déterminant dans le
développement du contrôle médical préalable à
l'activité physique et sportive. Les collectivités territoriales
assurent la gestion des centres médico-sportifs.
L'intervention de l'Etat a été redéfinie sur ce point. La
possibilité est aujourd'hui ouverte à tout médecin
généraliste d'établir un certificat de non
contre-indication à la pratique sportive, grâce à une
formation initiale en médecine du sport intégrée dans les
deuxième et troisième cycles des études médicales.
Le financement du contrôle médical préalable à
l'activité physique et sportive effectué dans les centres
médico-sportifs est assuré exclusivement sur la part
régionale du FNDS.
En 1999, les centres médico-sportifs ont été
associés aux politiques contractuelles régionales en
médecine du sport, pilotées par les directeurs régionaux
de la jeunesse et des sports. Une action de soutien doit permettre
d'améliorer leur équipement (1,5 million de francs en 1999).
* Le bilan des contrôles antidopage menés entre 1995 et 1999
Les contrôles antidopage sont effectués en France sous la
responsabilité de l'administration de la jeunesse et des sports. Ils
sont pratiqués lors des compétitions et à
l'entraînement, pour toutes les disciplines sportives, à partir
des calendriers adressés par les fédérations (65
fédérations ont été contrôlées en
1998).
Le ministère a accordé, dès 1996, la priorité
à l'organisation de contrôles à l'entraînement, la
plupart des substances majeures s'utilisant sous forme de cure pendant les
périodes d'entraînement intensif, et n'étant donc plus
détectables lors des compétitions. Le nombre des
prélèvements a d'abord diminué afin de privilégier
l'aspect qualitatif, pour augmenter depuis un an et poursuivre sa progression
en 1999 (plus de 5 000 prélèvements sur 6 mois).
Sportifs contrôlés |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
Français |
|
4 328 |
3 905 |
5 786 |
Etrangers |
|
1 108 |
1 323 |
1 320 |
Non communiqués |
|
|
|
7 |
TOTAL |
7 081 |
5 436 |
5 228 |
7 113 |
Le
ministère établit les statistiques nationales relatives à
l'utilisation de substances dopantes portant sur les sportifs licenciés
français, comme sur les sportifs étrangers.
Ces statistiques prennent en compte les justifications thérapeutiques
officiellement reconnues (substances exceptionnellement autorisées
après soumission par le sportif d'un dossier médical
détaillé). Depuis avril 1998, la France reconnaît la liste
de référence des classes pharmacologiques d'agents de dopage et
de méthodes de dopage interdites adoptée par le groupe de suivi
de la convention contre le dopage du Conseil de l'Europe (conforme à
celle du CIO).
Les substances interdites sont réparties en 5 classes :
Classe A : stimulants
Classe B : narcotiques
Classe C : agents anabolisants
Classe D : Diurétiques
Classe E : Hormones peptidiques et glycoprotéiniques et analogues.
Les trois grandes catégories de substances détectées
chez les sportifs français sont les stupéfiants
(cannabis,
dextropropoxyphène...),
les anabolisants
(stéroïdes
anabolisants dont nandrolone...) et
les stimulants
(salbutamol et autres
béta-2 mimétiques), avec des pourcentages variables d'une
année sur l'autre.
Classe |
1995 (*) |
1996 |
1997 |
1998 |
Stupéfiants |
|
48,7 % |
28 % |
59 % |
Stimulants |
|
21,8 % |
20 % |
29 % |
Anabolisants |
|
26,9 % |
33 % |
6 % |
(*)
Année de création de la
banque de données
Au total, les moyens budgétaires affectés à la lutte
contre le dopage sont passés de 25 millions de francs en 1998 à
39,7 millions de francs en 1999, et 89,3 millions de francs sont prévus
pour 2000 : il y a là
un effort considérable qui place
notre pays en tête de cette lutte au niveau mondial
.
2. Le soutien à la pratique du sport de haut niveau
Depuis
l'intervention de la loi de 1984 sur l'organisation et la promotion des
activités physiques et sportives qui prévoyait des mesures de
soutien aux sportifs de haut niveau, plusieurs types de financement ont
été définis dans cette perspective.
Seuls les sportifs inscrits sur la liste nationale des sportifs de haut niveau
peuvent bénéficier d'aides individuelles qui peuvent consister en
avantages financiers ou en mesures leur permettant de déroger aux
conditions d'accès à certains emplois de la fonction publique,
d'obtenir des emplois aménagés liant le ministère de la
jeunesse et des sports à de grandes administrations ou entreprises, ou
de poursuivre leurs études en bénéficiant de conditions
particulièrement adaptées aux contraintes que leur impose leur
carrière sportive.
* Les aides personnalisées
A ce jour, les sportifs de haut niveau qui peuvent bénéficier
d'aides financières sont au nombre de 6 256 répartis en
1 014 élites, 2 332 seniors et 2 812 jeunes auxquels
s'ajoutent 98 sportifs inscrits dans la catégorie
" reconversion ".
Les aides sont exclusivement réservées aux athlètes dont
la qualité de sportif de haut niveau est officiellement reconnue par
l'inscription sur une liste nationale arrêtée par le
ministère de la jeunesse et des sports, et mise à jour
annuellement. Les crédits correspondants ne sont pas attribués
directement aux intéressés, mais sont
délégués globalement au CNOSF qui les attribue à
chaque sportif selon les propositions de la fédération.
Il appartient aux directeurs techniques nationaux de définir les
critères fédéraux propres de répartition, tout en
respectant le champ d'application défini par le ministère de la
jeunesse et des sports. Les aides versées doivent correspondre à
l'une des rubriques suivantes : aides sociales, compensations d'un manque
à gagner pour les sportifs déjà insérés dans
la vie active ou bénéficiant d'une allocation forfaitaire,
remboursements de frais ou primes à la performance.
En 1998, un montant total de 50,2 millions de francs a été
versé à 2 782 sportifs de haut niveau, licenciés dans
51 fédérations. 3 millions de francs correspondent au
paiement des charges sociales. L'aide moyenne est évaluée
à 18 029 F par sportif bénéficiaire ou 8 017 F
proportionnellement au nombre total des sportifs de haut niveau susceptibles de
percevoir une aide personnalisée.
Les aides personnalisées ne sont assujetties ni aux cotisations
sociales, ni à la CSG dans la limite d'un forfait de 42 270 F (soit
25 % du plafond annuel de la sécurité sociale pour 1998). La
partie excédant 42 270 F est assujettie aux cotisations de
sécurité sociale et à la CSG.
* Les formations professionnelles
La majorité des établissements de la jeunesse et des sports
accueillant des pôles de formation proposent un large éventail de
formations professionnelles, notamment aux métiers du sport (brevets
d'Etat).
Certains établissements d'enseignement supérieur proposent des
adaptations individualisées, telles que l'allongement du cursus (DEUG
conçu en trois ans), des possibilités de report de certains
examens, ainsi que des cours de rattrapage.
* Les bourses de formation professionnelle attribuées aux sportifs de
haut niveau
Les bourses de formation font partie des moyens mis à la disposition du
mouvement sportif et permettent aux sportifs de haut niveau de préparer
une formation professionnelle.
Cette aide est gérée en collaboration avec le ministère du
travail et des affaires sociales, et représente une dotation de mois
stagiaires répartie en concertation étroite avec l'ensemble des
directions techniques nationales. Elle a permis à 60 sportifs de haut
niveau de suivre les formations professionnelles établies dans leur plan
de reconversion (aide mensuelle entre 2 000 F et 4 000 F,
soit une enveloppe de 1,5 million de francs).
3. Les équipements sportifs de proximité
Depuis
1994, les crédits permettant la réalisation d'équipements
sportifs de proximité sont affectés au ministère des
affaires sociales et de la ville. Les équipements sportifs de
proximité sont donc financés par les crédits du Fonds
social urbain (FSU) déconcentrés et gérés par les
directions départementales de l'équipement.
Néanmoins,
le ministère de la jeunesse et des sports
participe
, depuis leur origine (mesures " habitat et vie
sociale " - HVS - à la fin des années 1970)
aux
différentes politiques de requalification sociale des quartiers
dégradés ainsi qu'aux actions éducatives et de
prévention en faveur des jeunes en difficulté
.
Il prend ainsi une part à la politique gouvernementale menée dans
le cadre de la ville et participe au comité interministériel des
villes (CIV) et aux groupes de travail de la délégation
interministérielle à la ville.
L'intervention du ministère de la jeunesse et des sports est
fondée sur sa mission éducative, auprès de l'ensemble des
jeunes, pendant le temps périscolaire et les vacances
. Cette action
éducative se traduit par un soutien aux interventions facilitant
l'accès aux loisirs de proximité, aux vacances collectives, ou
aux projets favorisant les initiatives de jeunes. Les contrats de ville
comprennent des contrats éducatifs locaux (CEL).
Le ministère de la jeunesse et des sports intervient
financièrement et techniquement (par le biais de ses personnels) sur les
sites retenus dans le cadre des procédures de contrats de ville et des
projets locaux intégrés ; il intervient également
dans le domaine de la
formation d'animateurs et de cadres associatifs
professionnels
. C'est ainsi qu'il a mis en place le brevet d'aptitude
professionnel d'assistant-animateur technicien (BAPAAT).
-
Le plan Sport-emploi (PSE)
est un programme de soutien financier
dégressif apporté aux associations créant des emplois peu
ou fortement qualifiés dans l'animation sportive.
Le "
ticket sport
" est une opération lancée
à l'initiative du ministère de la jeunesse et des sports pour
proposer des activités aux publics jeunes qui ne partent pas en
vacances ;
- le "
coupon sport
" institue une aide financière aux
familles disposant de revenus modestes et vise à réduire le
coût d'adhésion à une association sportive
agréée. Ce dispositif lancé à titre
expérimental en 1998 au profit de jeunes issus de milieux modestes et
âgés de 14 à 18 ans, a bénéficié
à 50 000 jeunes lors de cette première année de
lancement. En 1999, une mesure nouvelle de 20 millions de francs et
l'élargissement des bénéficiaires aux 10-18 ans a
donné une impulsion nouvelle à ce dispositif. Les services
déconcentrés du ministère de la jeunesse et des sports ont
reçu beaucoup de demandes : en un mois, près de 30 000
jeunes ont déjà pu en bénéficier ; les besoins
exprimés sont supérieurs aux 20 millions de francs
prévus. En 2000, une mesure nouvelle de 2 millions de francs
permettra de mieux répondre aux besoins constatés.
D. LES ACTIONS EN FAVEUR DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE ABOUTISSENT À DES RÉSULTATS INÉGAUX
Les
actions menées au profit de la jeunesse sont de nature très
diverses, et cette multiplicité est inhérente à ce domaine
d'intervention.
L'action du ministère est essentiellement éducative : elle
s'inscrit dans les temps de loisirs et de vacances des jeunes mais aussi dans
ces périodes sensibles où ceux qui ont quitté le
système scolaire et se trouvent sans activités doivent faire
l'objet d'interventions spécifiques pour éviter marginalisation
et déviance.
Les activités culturelles et sportives inscrites
dans ces démarches constituent un moyen d'insertion et de
socialisation
.
Le ministère de la jeunesse et des sports intervient majoritairement sur
un mode contractualisé ; en 1994, ont été mis en
place les PLAJS (projet locaux d'animation de jeunesse et de sports) puis, en
1995, les contrats LASER.
En 1997, pour prendre en compte les difficultés du milieu rural
défavorisé, des contrats d'animation rurale (CAR) ont
été mis en place dans des zones de revitalisation rurale (ZRR)
selon les mêmes modalités et objectifs que les contrats LASER, et
pour trois ans.
1. Les contrats éducatifs locaux (CEL)
Défini par une circulaire interministérielle
signée le 9 juillet 1998,
par le ministre chargé de
l'enseignement scolaire, le ministre de la culture et de la communication, le
ministre de la jeunesse et des sports et le ministre
délégué à la ville,
le contrat éducatif
local (CEL) devrait mobiliser tous les partenaires responsables, à
titres divers, de l'éducation et des jeunes
:
collectivités territoriales, associations sportives, culturelles et
éducatives, organismes à vocation sociale.
L'élaboration du CEL doit aboutir à un projet éducatif
respectant la diversité des rythmes de vie et d'apprentissage des
enfants et des adolescents, favorisant leur accès, à la
diversité des connaissances en dehors des heures scolaires. Ce contrat
doit, à terme, intégrer les contrats d'aménagement des
rythmes de vie des enfants et des jeunes (ARVEJ) et les sites pilotes ARS.
A partir de 1999, l'ensemble des contrats locaux devaient progressivement
regrouper les différents intervenants dans un dispositif unique :
les contrats jeunesse et sports,
qui prennent en compte les besoins des
jeunes depuis la petite enfance jusqu'à 25 ans.
En 2000, il est proposé d'attribuer 264,5 millions de francs
à ces projets, comprenant une mesure nouvelle de 30 millions de
francs.
Cependant, la traduction concrète de cette initiative, très
opportune dans son principe, tarde à s'effectuer sur le terrain,
notamment du fait des vives réticences des cadres et des personnels de
l'éducation nationale à voir l'espace scolaire
" envahi " par les projets venant d'autres ministères que le
leur.
Les élus sont impuissants à lever ces blocages, les
préfets s'en désintéressent trop souvent.
Les services de l'Etat doivent impérativement abandonner ces
rigidités improductives, qui s'opèrent au détriment des
enfants et des adolescents qui devraient être bénéficiaires
des actions menées en leur faveur.
2. Le programme " défi-jeunes "
Créé en 1987 et animé par un groupement
d'intérêt public (GIP)
le programme défi-jeunes
encourage et soutient la capacité d'initiative des jeunes de 15 à
18 ans
dans tous les domaines.
L'aide apportée aux jeunes est double et tient en un accompagnement
pédagogique et technique et un accompagnement financier
par
l'attribution de chèques, conseils de formation et l'attribution de
bourses décernées par des jurys régionaux d'un montant
pouvant atteindre jusqu'à 50 000 F.
L'action de " Défi-jeunes " est mise en oeuvre sur le terrain
par les directions régionales et départementales de la jeunesse
et des sports et leur réseau d'appuis locaux tels que associations,
entreprises, missions locales, boutiques de gestion, chambres consulaires.
L'utilité sociale et l'impact local des projets sont les critères
déterminants pris en compte par les jurys régionaux. Ce nouveau
cadre de référence, mis en place en 1998 pour la
recevabilité des projets et le fonctionnement des jurys, a porté
ses fruits quant à la qualité des projets soutenus : leur
faisabilité financière est mieux assurée dans l'ensemble
ainsi que leurs qualités artistiques ou d'utilité sociale.
Outre les partenariats nationaux avec la Poste et des réseaux
associatifs, des partenariats techniques ont été
développés pour apporter conseils, expertise et formation aux
candidats et aux lauréats Défi-jeunes avec les boutiques de
gestion et le réseau initiative locale pour l'emploi des foyers de
jeunes travailleurs.
En 1998, 22 millions de francs ont été attribués par
le ministère de la jeunesse et des sports au GIP, 4,9 millions de
francs ont été attribués par les collectivités
territoriales et les services locaux de l'Etat, 16,1 millions de francs
sont venus des banques et entreprises,
775 projets ont été
primés, bénéficiant à 2 200 jeunes ;
70 % des projets étaient à finalité professionnelle
et 300 emplois ont été créés
.
En 1999, une subvention du ministère de la jeunesse et des sports de
20 millions de francs a été inscrite au budget pour le
GIP ; une mesure nouvelle de 0,5 million de francs inscrite au projet
de loi de finances pour 2000 permettra de porter la subvention du GIP à
20,5 millions de francs.
3. La " carte-jeunes "
L'exploitation de la marque " Carte-jeunes ",
propriété de l'Etat, est assurée par la
société Carte-jeunes SA, dans le cadre d'un contrat de concession
conclu en avril 1995 pour une durée de 10 ans.
Mais ce décalage croissant a été constaté entre les
objectifs initiaux définis par le contrat de concession, son cahier des
charges et les réalisations mises en oeuvre.
Ainsi, le volet technologique de la carte est jugé insuffisant ;
les partenariats conclus avec le groupe Banque populaire, la Poste, le Syndicat
des transporteurs parisiens (carte Imagine " R ") fonctionnent
cependant toujours.
L'objectif de 600 000 cartes Imagine " R " a été
fixé pour l'année scolaire 1999-2000.
Une évaluation globale du dispositif Carte-jeunes est en cours afin
de déterminer des propositions concrètes visant à
réviser en profondeur le cadre juridique et économique de gestion
de la Carte-jeunes.
4. Les actions de lutte contre l'exclusion
Le
ministère de la jeunesse et des sports, dans le cadre de ses
compétences éducatives, tend à favoriser pour l'ensemble
des jeunes, et notamment les publics défavorisés ou en voie de
précarisation, l'accès aux structures et dispositifs de droit
commun qui visent à développer l'autonomie, la
responsabilité et la citoyenneté dans la perspective d'une
meilleure intégration.
Il s'appuie pour cela sur les politiques territorialisées (contrats
éducatifs locaux : CEL, contrats jeunesse et sports : CJS)
associant les services de l'Etat, les caisses d'allocations familiales, les
collectivités territoriales, les établissements scolaires, les
associations et les familles, ou sur des dispositifs spécifiques
(réseau information-jeunesse, Défi-jeunes, ticket-sport) ouverts
à tous les publics jeunes.
Le ministère participe également avec le secrétariat
d'Etat au tourisme, le ministère de l'emploi et de la solidarité,
les associations et les opérateurs du tourisme au groupement
d'intérêt public "
bourse solidarité
vacances
" dont la convention constitutive a été
signée le 21 septembre 1999.
Cette structure favorisera le
départ en vacances de personnes défavorisées et
d'exclus
.
Plus largement, l'ensemble des crédits d'intervention du
ministère de la jeunesse et des sports participent à la lutte
contre l'exclusion susceptible de menacer des publics jeunes. Plusieurs
mesures, dont la mise en oeuvre est de la responsabilité du
ministère de la jeunesse des sports, figurent en outre dans le programme
gouvernemental de lutte contre les exclusions.
Le plan Sport-emploi (PSE)
est un programme de soutien financier
dégressif apporté aux associations créant des emplois dans
le secteur de l'animation sportive. Depuis 1998, avec le plan emplois-jeunes,
le PSE est désormais réservé au recrutement de personnes
âgées de plus de 26 ans.
Les crédits du Ticket sport
, opération lancée
à l'initiative du ministère de la jeunesse et des sports qui
associe les directions départementales de la jeunesse et des sports, les
collectivités locales et les associations dans l'organisation
d'activités sportives proposées aux publics jeunes qui ne partent
pas en vacances, ont bénéficié en 1999 d'une mesure
nouvelle de 10 millions de francs.
Pour 2000, 20 millions de francs sont prévus.
Le Coupon sport
, évoqué précédemment,
contribue également à la lutte contre l'exclusion.
Enfin,
l'aide à la formation conduisant à la délivrance
du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateurs (BAFA)
pour laquelle le
ministère de la jeunesse et des sports a obtenu un financement de
20 millions de francs en 1999 facilite et démocratise
l'accès des jeunes les plus défavorisés à ce
diplôme.
Ces crédits ont été déconcentrés
auprès des directions régionales de la jeunesse et des sports
chargées de passer une convention avec les organismes de formation.
Des bourses d'environ 2000 F sont attribuées aux jeunes par les
directions départementales de la jeunesse et des sports associées
au conseil départemental de la jeunesse.
Cette action bénéficie d'une mesure nouvelle de 3 millions
de francs dans le projet de loi de finances pour 2000.
EXAMEN EN COMMISSION
La
commission a examiné
mercredi 17 novembre 1999
le
rapport pour
avis de M. James Bordas sur les crédits pour 2000 du
ministère de la jeunesse et des sports.
M. Jean Bernard
a déploré que la taxe sur le produit de la
cession des droits de diffusion télévisée des
événements sportifs ne soit qu'un effet d'annonce, car, selon ses
calculs, elle ne devrait produire que quelque 180 millions de francs ; les
petits clubs ne bénéficieront donc que de sommes
dérisoires.
M. Ambroise Dupont
a souligné la nécessité de
préserver l'indépendance du FNDS, que garantit son statut actuel,
et il a interrogé M James Bordas sur la révision de la
législation en matière de financement des clubs sportifs par les
collectivités territoriales.
M. Serge Lagauche
a fait valoir que le jugement du rapporteur pour avis
lui semblait sévère et que le budget ne justifiait pas cette
sévérité. Evoquant les blocages des CEL, dont son
département offre un des nombreux exemples, il a estimé qu'ils
tenaient essentiellement à la rigidité de l'administration et des
personnels de l'éducation nationale, et non au ministère de la
jeunesse et des sports. Il a rappelé que le projet de loi modifiant la
loi de 1984 sur le sport proposerait des solutions aux problèmes
rencontrés par les animateurs bénévoles, et a rejoint le
rapporteur pour avis sur la nécessité d'une coordination
européenne dans la lutte contre le dopage, tout en notant les
difficultés d'une telle entreprise.
Mme Hélène Luc
s'est étonnée du jugement
porté par le rapporteur pour avis sur l'absence de priorités du
projet de budget de la jeunesse et des sports. Elle a au contraire
estimé qu'il traçait des axes forts comme la lutte contre le
dopage, et la croissance des fonds attribués par le FNDS aux petits
clubs sportifs. Le prélèvement de 5 % appuiera cette politique,
et son produit sera réparti en fonction des projets
présentés par les clubs. Elle a conclu en regrettant que le
rapporteur pour avis préconise de s'en remettre à la sagesse du
Sénat.
M. Jean Bernard
a estimé qu'en s'en remettant à la sagesse
du Sénat, la commission conforterait l'action de Mme Marie-George Buffet
plutôt qu'elle ne la contrarierait.
En réponse aux intervenants,
M. James Bordas, rapporteur pour
avis
, a apporté les précisions suivantes :
- ses conclusions ne sont pas dirigées contre l'action du
ministère, mais tendent à souligner que le projet de budget ne
permet pas de satisfaire les besoins croissants exprimés par la jeunesse
et les petits clubs sportifs ;
- la proposition de loi portant diverses mesures relatives à
l'organisation des activités sportives, qui doit permettre de
pérenniser la possibilité pour les collectivités
territoriales de subventionner les clubs sportifs devrait être
adoptée avant la fin de l'année, la commission mixte paritaire
devant se réunir le 1er décembre prochain. Les dates
prévues pour l'examen de ses conclusions ou les nouvelles lectures dans
chaque assemblée laissent cependant présager qu'il sera difficile
d'envisager une publication des décrets d'application avant le 31
décembre ;
- la ministre avait annoncé en 1998 le dépôt d'un projet de
loi sur le bénévolat, ce qui n'était pas forcément
une bonne idée, car il importe d'éviter tout ce qui ressemblerait
à une " fonctionnarisation " des bénévoles. Il reste que
la solution des problèmes du bénévolat n'a, depuis, pas
avancé, en particulier en ce qui concerne la responsabilité des
bénévoles, ce qui leur crée de graves difficultés,
ainsi qu'aux associations ;
- si le risque de budgétisation du FNDS a été
écarté pour cette année, rien ne garantit que cette
question ne sera pas à nouveau posée, comme d'ailleurs l'a
indiqué
Mme Marie-George Buffet
lors de son audition devant la
commission ;
- le " blocage " des CEL ne doit certes pas être imputé au
ministre de la jeunesse et des sports mais n'en est pas moins, sur le terrain,
une réalité.
A l'issue de ce débat, la
commission
, suivant la proposition de
son rapporteur, a décidé de s'en remettre à la
sagesse
du Sénat pour l'adoption ou le rejet des crédits pour 2000 du
ministère de la jeunesse et des sports.
CONCLUSION
*
* *
ANNEXE :
AUDITION
DE MME MARIE-GEORGE BUFFET,
MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
La
commission a procédé le
mercredi 6 octobre
à
l'audition de Mme Marie-George Buffet, ministre de la jeunesse et des
sports, sur son projet de budget pour 2000
, ainsi que
sur la
proposition de loi portant diverses mesures relatives à l'organisation
d'activités physiques et sportives.
Analysant en premier lieu le projet de budget pour 2000 du ministère de
la jeunesse et des sports,
Mme Marie-George Buffet
a
précisé qu'avec 3,154 milliards de francs, il enregistrait une
augmentation de 3,5 % par rapport à 1999. A ce budget
général s'ajoutent les crédits de deux comptes
d'affectation spéciale, le fonds national pour le développement
du sport (FNDS), qui sera doté de 1,024 milliard de francs en 2000, et
le fonds national pour le développement de la vie associative (FNDVA),
dont le montant sera porté à 40 millions de francs, contre 24
millions de francs en 1999.
S'agissant du FNDS,
Mme Marie-George Buffet
a rappelé que sa
budgétisation avait été évoquée, puis
abandonnée dans le cadre du projet de budget pour 2000 ; ce maintien en
l'état, qui satisfait le mouvement sportif qui craignait d'être
privé de son droit de regard sur ce fonds, s'accompagne d'une
stabilité des crédits.
Mais il est prévu que le projet de loi de finances rectificative, qui
sera débattu d'ici la fin de l'année 1999, inscrira au FNDS, dans
le cadre du fonds Fernand-Sastre, les 300 millions de francs de
bénéfices retirés par le comité français
d'organisation (CFO) de la coupe du monde de football. Les crédits du
fonds de mutualisation du sport, constitués par le
prélèvement de 5 % sur les droits de retransmission audiovisuelle
des événements sportifs, devraient également être
rattachés, à cette occasion, au FNDS.
Abordant l'affectation de l'ensemble de ces crédits,
Mme Marie-George Buffet
a présenté les mesures
nouvelles prévues en matière d'effectifs, avec la création
de 7 emplois d'inspecteurs de la jeunesse, des sports et des loisirs, celle de
24 contrats à plein temps de médecins de santé publique,
dont le statut d'inspecteurs régionaux les habilitera à mettre en
oeuvre les mesures de lutte contre le dopage prévues par la loi
récemment adoptée, ainsi que celle de 128 professeurs de sport et
de 42 conseillers d'éducation populaire et de jeunesse.
Les moyens d'intervention du ministère, regroupés dans le titre
IV, croissent de 10,5 % pour atteindre 1,150 milliard de francs ; les actions
en faveur du sport en recevront 45 %, et celles en faveur de la jeunesse
environ 50 %, le solde étant affecté à la formation.
Mme Marie-George Buffet
a rappelé qu'en intégrant les
fonds du FNDS et du FNDVA, le total des moyens d'intervention de son
ministère avoisinait deux milliards de francs.
Quant aux crédits d'investissement, inscrits aux titres V et VI, ils se
montent à 92,5 millions de francs en crédits de paiement. Cette
somme sera prioritairement affectée à la rénovation des
centres de vacances et de loisirs, et à celle du patrimoine sportif des
collectivités territoriales, permettant ainsi de premiers travaux de
mise aux normes.
Puis
Mme Marie-George Buffet
a présenté les quatre grands
domaines d'action de son ministère : les jeunes, les soutiens au sport,
à la vie associative et le renforcement des contrats éducatifs
locaux (CEL). S'agissant des jeunes, elle a indiqué que ses
priorités porteront sur le développement de la
citoyenneté, de l'égalité d'accès aux
activités de sport et de loisir, de l'emploi et de la formation.
Sur ce dernier point, elle a annoncé que 3 millions de francs seront
consacrés aux bourses liées à l'obtention du brevet
d'aptitude aux fonctions d'animateur (BAFA), et 6 millions de francs à
la gratuité de la formation initiale des jeunes se destinant aux
métiers du sport et de l'animation.
Une formation qualifiante sera mise en oeuvre en faveur des
34.000 emplois-jeunes affectés à son ministère.
Enfin, l'information en direction des jeunes sera développée,
avec notamment la mise en place de 500 points " cyber-jeunes ", qui seront des
espaces d'accueil et d'utilisation des nouvelles technologies.
Le soutien au sport bénéficiera de la part régionale du
FNDS, qui sera affectée aux clubs locaux. La perspective des jeux
olympiques de Sydney constituera l'axe de nouvelles actions de promotion, dans
le prolongement de celles organisées lors de la coupe du monde de
football.
La troisième semaine du mois de septembre 2000 débouchera sur une
" fête du sport ", bénéficiant de 8 millions de francs.
La délégation française aux jeux olympiques de Sydney
comportera 350 à 400 athlètes, dont 150 pour les jeux
paralympiques : 30 millions de francs seront affectés à la
préparation et au déplacement des sportifs.
Enfin, 4,5 millions de francs seront affectés aux autres
compétitions internationales, comme les championnats du monde de
canoë-kayak, de cyclisme et de patinage artistique, et 12,5 millions de
francs au soutien de la candidature de Paris aux jeux olympiques de 2008.
La protection de la santé des sportifs et la lutte contre le dopage, en
application de la loi du 23 mars 1999, bénéficieront de 113
millions de francs -crédits FNDS compris- soit environ le double de la
somme disponible en 1999. Ainsi, des antennes médicales
régionales de lutte contre le dopage seront mises en place, grâce
à des crédits de 13,3 millions de francs, et animées par
les 24 médecins dont les contrats seront créés. Le
laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) disposera de 28,3
millions de francs et de 3 emplois administratifs supplémentaires.
Enfin, le conseil national de prévention et de lutte contre le dopage,
récemment érigé en autorité indépendante,
bénéficiera de 4,7 millions de francs et de 3 emplois
transférés du ministère.
Le soutien à la vie associative et à l'éducation populaire
a bénéficié des assises nationales réunies par le
Premier ministre les 20 et 21 février 1999 ; en 2000, 5,5 millions
de francs supplémentaires seront attribués aux associations
nationales de jeunesse et d'éducation populaire, et 50 nouveaux postes
destinés au fonds de coopération de la jeunesse et de
l'éducation populaire (FONJEP) seront créés pour 2,3
millions de francs.
Des rencontres locales organisées par les associations
d'éducation populaire seront soutenues, avec 2 millions de francs.
Enfin, les contrats éducatifs locaux (CEL) bénéficieront
de 265 millions de francs, permettant ainsi aux jeunes, quels que soient
les moyens financiers de leur famille, de bénéficier de loisirs
éducatifs, sportifs ou culturels offerts par les collectivités
territoriales.
En conclusion,
Mme Marie-George Buffet
a évoqué
l'élaboration actuelle des contrats de plan Etat-région pour la
période 2000-2006, et a rappelé l'engagement de son
ministère, pris lors du comité interministériel
d'aménagement et de développement du territoire (CIAT),
réuni en Arles, en juillet 1999, de consacrer une centaine de millions
de francs par an dans ce cadre, alors que seuls 150 millions de francs
l'avaient été durant la totalité de la période
1995-2000.
Ces moyens nouveaux seront affectés aux investissements requis par les
équipements sportifs et les centres de vacances et de loisir, mais
également aux actions d'amélioration et de développement
des pratiques sportives et de loisir.
Mme Marie-George Buffet
a ensuite présenté les principales
dispositions incluses dans la proposition de loi portant diverses mesures
relatives à l'organisation d'activités physiques et sportives.
Ce texte, adopté en juin dernier par l'Assemblée nationale, a
tout d'abord pour objet de moderniser le statut juridique des clubs
professionnels tout en maîtrisant leur évolution.
Il permet d'offrir aux clubs sportifs une gamme de formules juridiques
adaptées à la diversité de leurs situations. Les clubs qui
souhaitent conserver le cadre de la société d'économie
mixte sportive locale (SEMSL) le pourront, et la société anonyme
à objet sportif (SAOS) est également maintenue. La
création de la société anonyme à objet sportif
(SASP) offre quant à elle de nouvelles possibilités de
développement économique, tout en permettant de maîtriser
ce développement dans les limites qu'impose le respect de
l'éthique sportive.
Cette maîtrise est d'abord assurée par la relation très
forte qui sera maintenue entre la nouvelle société anonyme et
l'association sportive, qui garde la maîtrise de l'inscription du club
aux compétitions, ainsi que la propriété du sigle et des
insignes du club : ces relations entre association et société
seront prévues par une convention.
La multipropriété des clubs professionnels est interdite, ainsi
que l'entrée en bourse des sociétés sportives, dont les
exemples étrangers montrent les dangers : en Italie un seul club est
coté en bourse, et a connu une chute catastrophique du cours de son
titre à la suite d'une défaite sportive ; en Grande-Bretagne, il
faut rappeler que la cotation des clubs s'est traduite par un appauvrissement
de la plupart d'entre eux.
La proposition de loi rétablit aussi la possibilité pour les
communes de subventionner les clubs sportifs, possibilité dont les
textes en vigueur prévoyaient la suppression à la fin de cette
année. Toutefois, il est expressément prévu que ces
subventions ne puissent être affectées qu'à des missions
d'intérêt général.
Enfin, le texte comporte une deuxième catégorie de mesures qui
ont pour objet de protéger les sportifs mineurs et de consolider les
structures de formation.
Se félicitant que la proposition de loi ait pu être rapidement
inscrite à l'ordre du jour du Sénat,
Mme Marie-George
Buffet
a souhaité, en conclusion, que le Sénat en aborde
l'examen dans un esprit constructif et contribue à en améliorer
le dispositif.
Un débat a suivi l'exposé du ministre.
M. James Bordas, rapporteur pour avis
des crédits de la jeunesse
et des sports, s'est félicité du maintien en 2000 du FNDS dans sa
structure actuelle, mais a exprimé sa crainte que la perspective
d'intégration de ce fonds dans le budget général ne soit
à nouveau évoquée lors de la préparation du projet
de loi de finances pour 2001.
Il a relevé que la croissance globale des crédits du
ministère de 3,5 % recouvrait d'importantes fluctuations internes, et
s'est interrogé sur la répartition de ces crédits en trois
postes à peu près équivalents : l'administration
générale, la jeunesse et les sports, en souhaitant que le premier
décroisse progressivement au profit des deux secteurs d'intervention du
ministère.
Il s'est également interrogé sur la pertinence de l'action de
l'Etat en faveur du sport féminin et du sport en entreprise, dont la
promotion s'opère fort bien, selon lui, par leurs succès propres,
et il a souligné en revanche la nécessité
d'accroître les efforts consentis pour permettre l'accès des
personnes handicapées à la pratique sportive. Il a
également déploré les difficultés croissantes
rencontrées par les collectivités territoriales, et
singulièrement les petites communes, pour promouvoir les
bénévoles encadrant les jeunes sportifs amateurs.
M. Jean Bernard
s'est déclaré partisan de la
pérennité du statut actuel du FNDS, mais a rejoint les craintes
exprimées sur ce point par M. James Bordas. Il a souhaité
également connaître les modalités d'affectation du produit
de la taxe de 5 % prélevée sur les droits de retransmission
télévisuelle des rencontres sportives, ainsi que la raison pour
laquelle seulement 53 % des crédits régionaux du FNDS
étaient attribués aux clubs sportifs.
M. Jean-Pierre Fourcade
, soulignant l'opportunité de la formation
qualifiante prévue pour les emplois-jeunes affectés au
ministère, a demandé des précisions sur ses
modalités pratiques. Il s'est interrogé sur le programme actuel
des BAFA, qui mériterait d'être modernisé pour l'adapter
aux difficultés rencontrées, de façon croissante, par les
éducateurs en matière de violence et de toxicomanie.
M. Jean-François Picheral
s'est interrogé sur la
répartition territoriale des 24 contrats de médecins inspecteurs.
Mme Hélène Luc
s'est également
félicitée du maintien en l'état de la structure
budgétaire du FNDS, et a jugé nécessaire de
démocratiser ce fonds en direction des petits clubs sportifs, alors que
la majorité des crédits sont actuellement attribués aux
comités départementaux. Elle a souhaité que le programme
du BAFA et, plus largement, la formation des animateurs, soient
modernisés, et que les communes, surtout les plus petites, soient
aidées dans les coûteux travaux d'entretien et de
rénovation des piscines. Elle a enfin estimé que le personnel du
ministère restait trop réduit pour faire face aux nombreux
besoins rencontrés sur le terrain.
M. Jean-Louis Carrère
a également plaidé pour le
maintien du FNDS sous forme de compte d'affectation spéciale, et a
rejoint Mme Hélène Luc dans son observation sur l'insuffisance
des personnels.
M. Pierre Martin
a souhaité obtenir des précisions sur
l'emploi du fonds Fernand-Sastre.
Enfin,
le président Adrien Gouteyron
a souligné que la
mise en place des CEL se heurtait à la difficulté de coordonner
l'action des différents ministères impliqués.
Répondant aux intervenants,
Mme Marie-George Buffet
a
indiqué que :
- la mise aux normes des équipements sportifs constitue un
problème considérable, tant par les montants financiers requis
(le bureau d'études AIRES les a estimés à près de 4
milliards de francs), que par la durée escomptée des travaux,
notamment pour les piscines et les centres sportifs. Un débat a
été instauré avec les différentes
fédérations nationales sur ce sujet ;
- l'intégration du FNDS au sein du budget général a
été recommandée par la Cour des Comptes ; c'est pourquoi
le problème demeure ;
- seuls 53 % de la part régionale du FNDS vont aux clubs, mais les
crédits subsistants sont destinés également au mouvement
sportif, à travers les ligues et les comités. Les 300 millions de
francs de bénéfices de la coupe du monde de football seront
intégrés dans le FNDS, et seront répartis en fonction de
la pertinence des projets présentés par les
fédérations.
Mme Marie-George Buffet
a rappelé que l'Etat serait minoritaire
au sein du fonds Fernand-Sastre chargé de gérer ces 300 millions
de francs. Quant à la taxe de 5 % sur les crédits de
retransmissions télévisuelles, d'un montant estimé entre
150 et 180 millions de francs, son produit sera géré en
concertation avec les représentants sportifs pour s'assurer qu'il
bénéficiera bien aux clubs.
A ce propos,
Mme Marie-George Buffet
a estimé que l'achat des
droits de retransmission des événements sportifs, s'ils
conservent leur rythme actuel de croissance effrénée, serait
bientôt réservé aux seuls pays riches. Elle a
rappelé que 90 % de l'augmentation des fonds alloués à
France Télévision dans le projet de budget pour 2000 seront
absorbés par ces achats de droits, notamment ceux des jeux olympiques de
Sydney. La retransmission de la prochaine coupe du monde de football risque
ainsi d'être réservée au public des pays les plus
aisés.
Constatant que la presse française avait récemment fait
état d'une " saturation " du public, destinataire en une semaine des
retransmissions de 21 matches de football, elle a estimé que le
contenu de la nouvelle directive " télévision sans
frontière " serait peut-être de nature à remédier
à cette prédominance d'un seul sport ;
- l'action en faveur du sport en entreprise vise à aider les
associations sportives qui y sont présentes. Elle se traduira aussi par
la tenue, en mai 2000, d'une fête du sport en entreprise, avec le soutien
de nombreux entrepreneurs privés. Cette manifestation impulsera une
réflexion sur l'apport de l'entreprise aux sports, qui ne se limite pas
au parrainage. Une commission a été créée sur ce
sujet en 1998, et des correspondants régionaux mis en place ;
- les jeux paralympiques ont contribué à promouvoir les pratiques
sportives des handicapés, mais il s'agit maintenant de soutenir, non
plus seulement les athlètes de haut niveau, mais la majorité des
pratiquants qui se heurtent à de multiples difficultés ;
- la formation qualifiante des emplois-jeunes sera confiée à deux
sociétés privées, qui opéreront au sein des Centres
régionaux d'éducation populaire et de sport (CREPS), sous
l'égide des directions départementales des sports ;
- il est effectivement nécessaire de moderniser le contenu des
formations destinées aux animateurs, pour les adapter aux exigences
très fortes des familles et des enfants, et à l'émergence
des incivilités. Il est prévu de réviser l'ensemble des
cursus, et ce travail a déjà été entamé en
ce qui concerne le BAFA ;
- l'administration du ministère vient d'être restructurée
et, sur 7.300 emplois au total, les services centraux n'en regroupent que 700.
En dépit de cet effort pour privilégier l'action sur le terrain,
les effectifs ne permettent pas de répondre aux besoins d'une
administration orientée vers une action de proximité : certaines
directions départementales regroupent moins de 30 personnes, ce
qui, à l'évidence, est insuffisant. Il faudrait en outre
améliorer les carrières offertes aux fonctionnaires du
ministère de la jeunesse et des sports, qui ne dispose pas de
véritables corps ;
- la mise en place des CEL peut poser des problèmes de coordination
administrative mais les comités de pilotage, placés sous
l'égide des préfets et des élus, devraient contribuer
à apaiser les tensions observées ici ou là ;
- il faut reconnaître la place du sport féminin : alors que de
nombreux sports regroupent de 20 à 30 % de pratiquantes, peu de femmes
exercent les fonctions d'entraîneur, ou de responsable de
fédérations sportives. Il est donc prévu que, parmi les
conditions d'agrément des instances fédérales, seront
introduites des exigences de parité entre hommes et femmes.
Un second débat s'est ensuite instauré sur la proposition de loi
portant diverses mesures relatives à l'organisation d'activités
physiques et sportives.
Notant que les mesures incluses dans ce texte étaient effectivement
très diverses,
M. James Bordas, rapporteur
, a souligné que
le projet de loi modifiant la loi du 16 juillet 1984 qui vient d'être
déposé sur le Bureau de l'Assemblée nationale comportait
également des dispositions relatives au sport professionnel et il a
estimé qu'il aurait été de meilleure méthode de les
soumettre ensemble au Parlement. Il a ensuite posé des questions :
- sur la situation financière des clubs professionnels ;
- sur les avantages attendus de la nouvelle société anonyme
sportive professionnelle (SASP), dont il a relevé qu'elle permettrait
aux clubs sportifs professionnels de devenir des entreprises à but
lucratif, ce qui constitue " une petite révolution " au regard de
l'éthique et des traditions sportives ;
- sur les critères qui seraient retenus pour l'attribution de
subventions aux clubs sportifs et sur l'éligibilité des SASP
à ces subventions.
Il a enfin demandé des informations sur le délai de parution des
décrets d'application de la loi sur le dopage.
M. Serge Lagauche
a relevé que l'arrivée à
expiration, le 31 décembre 1999, du régime actuel
d'attribution de subventions publiques aux clubs sportifs rendait urgente
l'adoption de la proposition de loi, mais aussi la parution du décret
indispensable à son application : il a fait état, à ce
propos, de l'inquiétude des collectivités locales et des clubs
sportifs qui craignent de ne pas disposer des délais nécessaires
à la mise en place, au 1er janvier 2000, de nouvelles conventions
et du nouveau régime de subventions.
En réponse à ces questions,
Mme Marie-George Buffet
a
apporté les précisions suivantes :
- l'ensemble des décrets d'application de la loi sur le dopage devrait
être prochainement publié. L'application de la loi sur le terrain,
et notamment la mise en place du suivi médical des athlètes de
haut niveau, a connu quelques difficultés, faute de moyens techniques
suffisants pour mettre en place les unités mobiles prévues. Ces
difficultés vont être résolues par l'agrément de
laboratoires qui effectueront les contrôles correspondant à ce
suivi. A terme, le suivi médical sera organisé en réseau
et piloté par le laboratoire national de lutte contre le dopage de
Châtenay-Malabry ;
- la proposition de loi est en effet nécessaire pour mettre en place en
temps utile le nouveau régime des subventions publiques aux clubs
professionnels, mais aussi pour faire adopter sans retard des dispositions
permettant de protéger les jeunes et les centres de formation ;
- la gestion et la situation financière de nombreux clubs professionnels
se sont beaucoup améliorées, en particulier pour les clubs de
football, grâce à l'action de la direction nationale de
contrôle de gestion de la ligue nationale de football. Cependant,
beaucoup de clubs ne peuvent trouver de ressources suffisantes pour survivre,
ce qui rend indispensable que les collectivités publiques puissent
continuer à leur apporter un soutien ;
- les collectivités territoriales seront entièrement libres de
leur décision d'accorder ou non des subventions à un club
professionnel, quel que soit son statut juridique. En revanche, le
décret d'application fixera une double limitation des aides, d'une part
en pourcentage des recettes ou du montant des rémunérations
versées par les clubs et, d'autre part, en valeur absolue, ce qui
permettra de plafonner l'aide que pourront recevoir les clubs les plus
importants.